K-o-s-t-i-t-s-y-n

Andreï Kostitsyn (FlickR)

Ce n’est sûrement pas facile présentement quand tu t’appelles Andreï Kostitsyn. Pas seulement parce tout le monde massacre ton nom, mais surtout parce que tu es ciblé de partout. Par les fans, les médias. Même par ton coach, qui ne semble pas t’aimer la face.

En plus, tu as un petit frère un peu récalcitrant, qui est attiré comme un aimant par le nightlife montréalais. Tu as trempé dans un pseudo-scandale plutôt louche l’an dernier. Et tu ne comprends sûrement pas tout ce qui se dit dans ton vestiaire, pour ou contre toi, puisque tu parles anglais comme une vache espagnole.

Mais pourtant, quand tu t’appelles Andreï Kostitsyn, tu devrais avoir la vie plutôt facile. Parce que tu es millionnaire et surtout, bourré de talent. Parce que tu as un lancer qui fait frémir tous les gardiens, un bon gabarit et une belle vision du jeu.

Et ça, il faudrait peut-être que ton coach le comprenne un jour. Il faudrait qu’il réalise que ce n’est pas en te reléguant au quatrième trio et en te faisant jouer la trappe que son équipe va sortir du marasme dans lequel elle est prise. Que ce n’est pas en faisant passer devant toi un lugubre joueur d’Hamilton que son équipe va commencer à remplir les filets adverses.

Mais quand il le comprendra, tu seras sans doute rendu à Chicago ou en Caroline, où tu marqueras 30 buts par saison. Et à ce moment-là, à force de le voir sur les fiches de pointage, tout le Québec se rappellera que ton nom s’écrit avec un i et un y.

L’histoire se joue ici

L'histoire se joue ici (bebehabs.com, via Google Images)

L'histoire se joue ici (bebehabs.com, via Google Images)

Tout d’abord, désolée d’avoir si peu écrit ces temps-ci. C’est qu’hormis le ronflant dossier de la pseudo vente du Canadien, il ne se passe pas grand chose dans l’univers tricolore présentement.

À part bien sûr le fait que la valeur de Mike Komisarek serait autour de six millions de dollars. À ce prix-là, malgré l’adoration que je voue à ce gars (dont le papa est Polonais, comme le mien!), je n’y toucherais même pas avec un bâton…

Donc, en attendant d’avoir un truc pertinent à dire, je vous invite à lire mon dernier éditorial dans le Le Collectif, écrit quelques heures après l’élimination du Canadien.

Vous n’avez qu’à cliquer sur le lien pour lire la suite.

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L’histoire se joue ici

Une autre saison, une autre élimination. Ainsi va la vie dans cette ligue si dure, si difficile où seules quelques équipes extrêmement talentueuses, voire chanceuses à l’occasion, ont ce qu’il faut pour remporter les honneurs de l’un des trophées les plus ardemment convoités du sport professionnel.

Ainsi va la vie dans cette ligue qui ne compte plus six équipes, mais bien 30. Dans cette ligue où du premier au dernier match, plus rien n’est acquis, où les dynasties se font rares et où la moindre qualification pour les séries éliminatoires est obtenue à la sueur du front de ceux qui se défoncent sur la patinoire pendant plus de six mois.

[...]

Chronique d’une mort annoncée

En des temps meilleurs (bis - Google Images)

En des temps meilleurs (bis - Google Images)

Enfin. Le fil est débranché, l’interrupteur est fermé. Il ne reste plus qu’à se vêtir de noir pour assister aux funérailles de cette équipe pourtant si prometteuse qui vivait sous respirateur artificiel depuis trop longtemps.

Je me rappelle avoir dit, une fois, que le Canadien de Montréal était une torture pour moi. Parce que chaque saison de cette équipe si chère à mes yeux allait indubitablement se conclure en une effusion de larmes – de déception, trop souvent, et de joie, au moins une fois je l’espère…

Je m’étais trompée. Hier, quand les joueurs ont salué la foule sous les réactions mitigées, je n’ai rien ressenti. Pas de frustration, rien. Mon deuil de la saison 2008-2009, je l’avais fait il y a longtemps. C’était probablement lors de ce match face aux Oilers. Ou pendant celui à Vancouver? Bref, on ne pleure pas un mourant comme on le ferait du décès d’une jeune personne pleine de santé. La rencontre numéro 4, ce n’était que la chronique d’une mort annoncée…

La commotion

Fini le party? (hockey30.com, via Google images)

Fini le party? (hockey30.com, via Google images)

Pour se changer les idées (mais pas vraiment) au lendemain de l’élimination du Canadien, voici un texte que j’ai écrit dans des moments aussi sombres de la saison. La commotion a été publié dans L’Humanifeste, le journal des étudiants de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Sherbrooke. Je vous invite d’ailleurs à vous en procurer une copie si vous êtes dans le coin, question de lire ce qu’on écrit mes collègues de faculté.

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La commotion

De héros à zéro en moins de trois semaines : c’est ce qui est advenu des joueurs du Canadien de Montréal au cours du mois dernier. Il y a eu ces défaites au lendemain du match des étoiles, qui ont été éclipsées par la déconfiture du voyage dans l’Ouest, puis les allégations de Jean Perron concernant certaines jeunes vedettes du club. Sans oublier le KovyGate

Mais ce n’était rien à côté de ce scandale annoncé par La Presse. Scandale qui n’en est pas un selon plusieurs amateurs. Scandale qui n’est que la pointe de l’iceberg selon plusieurs spécialistes.

Controverse ou pas, la nouvelle a fait le tour de la webosphère en quelques minutes. Les rumeurs les plus folles, les plus saugrenues, se sont rapidement retrouvées sur toutes les lèvres. Pourquoi? Parce que le scoop dont le journaliste Richard Labbé a fait la promotion à l’émission 110% s’annonçait énorme. Il devait ébranler les colonnes du temple. Les regards hagards de Jacques Demers et de Michel Bergeron à l’Anti-chambre laissaient planer le pire.

La bombe qui devait tomber sur le Tricolore a finalement eu des airs de grenade désamorcée. Pour la mince part de la population qui n’est pas encore au courant, les frères Andrei et Sergei Kostitsyn, tout comme le défenseur Roman Hamrlik, seraient liés à un membre de gang de rue arrêté lors de l’opération Axe. Pasquale Mangiola aurait fourni des voitures, des filles et de l’alcool aux deux Biélorusses. Hamrlik aurait quant à lui traîné dans certains bars de la métropole aux côtés de Mangiola.

Une grosse histoire, somme toute. Pas très reluisante. Mais à côté de tout ce qui a été véhiculé au cours de la soirée du 19 février, c’est presque anodin.

Selon plusieurs journalistes montréalais, l’histoire des frères Kostitsyn n’est qu’une infime partie des informations louches qui circulent au sujet de certains joueurs du Canadien. Le problème, c’est que les médias n’ont pas de sources suffisamment crédibles pour publier les chapitres le plus sombre de la saga. Patrick Lagacé, l’un des auteurs de l’article, a écrit plus tard sur son blogue : « La game, quand on est journaliste, c’est ce qu’on peut prouver. On peut avoir les opinions qu’on veut. Mais il faut pouvoir prouver ce qu’on avance. »

Donc, rien n’est prouvé. Mais les soupçons des amateurs sont nombreux. Ici, le but n’est pas de faire circuler davantage de faits non-fondés. Il existe des sites, tels que 25stanley.com, pour s’abreuver de ce genre de rumeurs. Le but est plutôt de pointer du doigt l’attitude honteuse de la relève bleu-blanc-rouge. Pas de tous les joueurs, bien sûr. Mais de certains bien connus des internautes avides de potins. De ceux, notamment, qui ont été critiqués par Jean Perron sur plusieurs tribunes.

Que Carey Price et Christopher Higgins sortent dans les bars et ramènent des filles pour disputer une période de prolongation, ça va. Après tout, ils sont jeunes, beaux et populaires. Peut-on leur reprocher ce que la majorité des personnes de leur âge font? Non. Mais si ça affecte leurs performances sur la glace, les partisans sont en droit de se poser des questions. De critiquer les agissements de ceux pour lesquels ils dépensent une fortune en produits dérivés, en jerseys lignés et en billets de revendeurs.

Puis, quand leurs noms sont associés à des activités criminelles, les fans ont le droit d’être ébranlés. Parce que depuis des années, on vend aux partisans du Tricolore que Carey Price est le futur de la concession. Et même s’il a été déclassé depuis par Mike Komisarek, plusieurs croyaient que Chris Higgins avaient suffisamment de leadership pour un jour être le capitaine du Canadien.

Quand c’est le futur d’un club qui a du plomb dans l’aile, il est normal de paniquer. Surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir du Canadien de Montréal, de cette équipe au passé glorieux dont les partisans carburent à l’espoir de voir cette 25e bannière suspendue au plafond du Centre Bell.

C’est pour ça que la ville n’est plus hockey, qu’elle est knockey. Elle a reçu une gauche en plein milieu de ses illusions, entre la passion et l’espoir… Elle souffre d’une grosse commotion.

Le but, ou un hymne pour passer à autre chose…

Je n’ai aucune envie de faire le post-mortem de cette saison de merde du Centenaire du Canadien. De toute façon, bien d’autres s’en chargeront – et s’en chargent déjà – au cours des prochaines heures.

Au contraire, j’ai envie de vous partager un beau message d’espoir, que vous avez sûrement déjà entendu. Il s’agit bien sûr de la chanson Le but, de Loco Locass. Au départ, j’étais sceptique, mais après avoir lu les paroles, j’en conviens : c’est sans contredit la meilleure chanson écrite sur le CH depuis bien longtemps.

Il faut dire que lors de mes études collégiales, j’étais une grande fan de Loco Locass. Pas nécessairement parce que j’étais une ardente militante souverainiste, mais plutôt pour leur côté lyrique. Je suis donc à la base un peu vendue…

Mais il n’en reste pas moins que j’adore ce que les gars de Loco Locass ont écrit. Vous pouvez d’ailleurs lire les paroles ici.

P.S. J’aime Carey Price, et même si je suis déçue de son attitude, je suis certaine que je vais l’apprécier de nouveau dans quelques semaines. Sauf que présentement, j’aime encore plus Patrick Lagacé.

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